Petite histoire au village
La chambre à coucher était classique, le lit grand et profond. Hier soir ils étaient fatigués, mais bercés par la rumeur du conseil. La rumeur allait en s'amplifiant puis s'atténuant. Il n'y avait pas eu d'altercations, de prises à partie, aucune invective pour une fois. C'est comme cela que cette fois-ci, ils avaient été bercés par le Conseil municipal. Il avait eu lieu juste en dessous de la chambre. C'est souvent ainsi à la campagne, quand l'institutrice dispose d'un logement de fonction, l'appartement est situé à l'étage au-dessus de la mairie école. La veille, l'institutrice et son mari avaient pris la résolution d'accompagner une partie du conseil et le directeur de l'école pour le défilé. Mais au petit matin, dans la chambre à coucher l'air était glacé. C'est que l'institutrice avait cette habitude, même en hiver, de laisser les fenêtres ouvertes. C'est vrai, on respirait mieux, cepen...